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Le langage des cocktails paraît
assez simple pour qui manie l'anglais. Voici donc quelques
mots étrangers que l'on retrouve souvent dans
les noms des cocktails, suivis d'une brève interprétation
:
Cobbler : long drink souvent fruité
et allongé d'eau gazeuse ou de champagne.
Collins : long drink à base
de gin ou de whisky allongé d'eau de Seltz ou
de soda.
Cooler : long drink peu alcoolisé.
Fizz : long drink à base d'alcool,
de citron et d'eau pétillante.
Grog : boisson chaude alcoolisé.
Julep : boisson à base de whisky
dans lequel macère des feuilles de menthe fraîche.
Long drink : boisson alcoolisée
allongée d'une eau, d'un jus de fruit ou d'un
soda et qui, du fait de sa faible puissance , se boit
en assez grande quantité.
Punch : boisson chaude ou froide, à
base de rhum.
Sour : boisson courte à base
d'alcool, de citron vert et de sucre.
Il est toutefois un langage qui est compris à
travers le monde entier : c'est celui des gestes. Tendre
son verre et le choquer contre celui d'un ami est encore
la plus belle façon de lui signifier son amitié
! |
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| Employer
la glace
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La glace est un élément
fondamental dans l'élaboration des cocktails.
En effet, sous une forme ou sous une autre, elle intervient
dans tous les assemblages, à l'exclusion naturellement,
des boissons chaudes.
La glace est dans le shaker ; elle est dans le verre
à mélange et souvent dans le verre de
service.
Tantôt on sert le cocktail qui a été
glacé, sans la glace ; tantôt on lui ajoute
encore de la glace.
Dans les cocktails à base de vin ou de champagne
dans lesquels on ne met pas de glace, la glace a déjà
fait son oeuvre en frappant préalablement les
bouteilles. La glace est partout !
Elle doit toujours être d'excellente qualité,
c'est-à-dire fabriquée à partir
d'une eau pure (si possible minérale) et en aucune
cas dégelée puis recongelée.
Dans la majeure partie des cas, la glace est façonnée
en cubes dans le freezer ou au congélateur. Il
est toujours possible, selon les besoins d'une recette,
de la réduire en glace pilée, soit en
la broyant au mixer ou au cutter, soit en l'enfermant
dans un vieux torchon bien propre et en la martelant
avec un maillet de bois.
Il est prudent de la manipuler avec des pinces et de
la conserver, le moins longtemps possible, dans un seau
avec un peu d'eau de Vichy ou de Perrier pour éviter
que les glaçons ne s'amalgament. |
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Entretenir
son bar |
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La première règle
en matière d'entretien du bar, est de maintenir
en permanence une propreté exemplaire et de faire
une chasse sans merci à la poussière et
aux ronds d'alcool ou de sirop.
Les étagères et le plan de travail sont
nettoyés chaque jour avec un chiffon humide et
le bac à vaisselle dégraissé après
chaque usage.
Les verres doivent toujours être présentés
étincelants. Pour cela, il faut les laver avec
une eau extrêmement chaude additionnée
d'un détergent léger, à la main,
jamais à la machine à laver qui provoque
de la casse et laissera à la longue d'indélébiles
traînées de calcaire.
Il faut manipuler les verres fins avec prudence, surtout
lorsqu'ils sont chauds, éviter de les cogner
ou de les poser sur un appareil qui émet des
vibrations, tel un réfrigérateur.
Pour les essuyer, il convient de le faire à l'aide
de torchons secs en coton jusqu'à ce que le brillant
souhaité soit obtenu. Toujours stocker les verres
RETOURnés pour éviter le dépôt
de la poussière.
Il est également astucieux de renouveler les
bouteilles avant que les précédentes n'en
soient vraiment à leur fond, d'entamer les nouvelles
et de verser dedans le reste des anciennes, qui retrouvera
ainsi un goût de jeunesse. |
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| Ne
pas être pris au dépourvu |
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Tout comme la cuisine ou la pâtisserie,
la science des cocktails se veut exacte.
Il est vrai qu'oublier le vin dans un civet, le beurre
dans un feuilletage ou la vodka dans un "Bloody
Mary" sont des étourderies rédhibitoires.
Pourtant, il ne faut pas assimiler, contrairement à
ce que pensent certains professionnels, la cuisine,
la pâtisserie et l'art du cocktail à une
chimie et encore moins à une alchimie qui se
transmettrait d'initiés à initiés.
S'il est certain que certaines lois ne peuvent être
transgressées en matière d'hygiène,
de proportions et d'harmonie des saveurs, il ne faut
pas pour autant se sentir prisonnier d'un carcan et
renoncer à tel ou tel cocktail parce qu'un ingrédient
fait défaut.
Chacun a le droit d'interpréter une recette et
d'y remplacer un alcool par un autre, une crème
par un sirop de même parfum et une liqueur par
une liqueur voisine sous condition de ne jamais se départir
ni de bon sens, ni de bon goût.
Pour l'exemple, et l'on pourrait en citer d'autres,
c'est un soir qu'une personne ayant demandé un
"Bloody Mary" alors que le bar était
par inadvertance dépourvu de vodka, il a été
utilisé le gin à la place et créé
le "highlander's Blood" qui s'est révélé
pour le moins l'égal de son glorieux aîné
! |
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Superposer
les couches du cocktail |
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Les cocktails par couches de couleurs
différentes et qui ne se mélangent pas
sont parfois nommés "pousse-café".
Ils sont toujours très spectaculaires bien que
souvent d'une harmonie de goût discutable, le
barman étant tributaire du coloris et de la densité
de chaque alcool pour obtenir l'effet désiré.
La plupart des barmen professionnels réalisent
ce prodige de ne pas mélanger les diverses couches
en les superposant très lentement, et en versant
les boissons tout doucement sur le dos bombé
d'une cuiller. Ne pas "y aller avec le dos de la
cuiller", selon l'expression célèbre,
conduirait à une superposition floue et sale
des liquides dont les densités voisines entraîneraient
l'interpénétration.
Une autre méthode, plutôt laborantine,
consiste à verser les alcools à l'aide
d'une pipette de chimiste (ou de caviste) dans le fond
du verre en commençant par celui qui devra être
en haut, puis en recommençant l'opération
avec l'alcool qui occupera la seconde position en partant
du haut, puis avec le troisième et ainsi de suite
jusqu'au dernier, qui sera dans le fond.
Sous condition de respecter l'ordre des densités,
les alcools les plus denses en bas, les moins denses
en haut, on ne risque pas l'échec avec ce procédé.
A noter également que, plus un alcool est sucré,
plus il est dense, plus il est alcoolisé, moins
il est dense. |
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Utiliser
le shaker |
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Le shaker est une peu l'emblème
du barman, son sigle, son symbole. On imagine mal de
réaliser des cocktails sans l'aide de cet instrument
sympathique et de fière allure. Pourtant, plus
de la moitié des cocktails peuvent se préparer
soit directement dans le verre de service, soit dans
un grand tumbler (verre à mélange) soit
au mixer.
Peut-être le shaker permet-il les cocktails les
plus onctueux, les plus crémeux, les plus mousseux,
les plus savoureux..., encore faut-il
l'utiliser à bon escient.
Le shaker autorise l'émulsion intime d'ingrédients
de natures diverses et de densités différentes.
Par exemple, lorsqu'il s'agit de mêler étroitement
un alcool fort, une liqueur, un sirop, un oeuf et de
la crème, rien ne peut égaler le shaker.
La présence de la glace à l'intérieur
de l'appareil favorise la friction des ingrédients
et leur mélange, tout en faisant chuter spectaculairement
leur température.
Les temps d'agitation du shaker sont donnés pour
chaque recette et demandent à être respectés
car il ne faut jamais oublier cette loi qui veut que
plus un cocktail est shaké, plus il est froid,
mais plus il perd de sa puissance, la glace se transformant
en eau et allongeant la boisson. |
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Doser
les cocktails |
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Les proportions d'un cocktail
sont données en fractions. Exemple : 1/6 Martini,
2/6 gin, 3/6 bitter.
Le premier chiffre, le dénominateur indique le
nombre total de doses. Le deuxième chiffre, le
numérateur, indique le nombre de doses de chacun
des ingrédients.
Le seul élément variable reste le nombre
de convives, donc le nombre de verres à préparer.
La meilleure technique consiste à verser dans
un verre gradué la quantité d'eau correspondant
à la quantité de cocktail souhaitée
dans chaque verre de service. Il suffit alors de multiplier
par le nombre de verres la quantité indiquée
par la graduation, puis de diviser par le dénominateur
(chiffre du bas) pour obtenir la valeur absolue de la
dose. Chaque dose sera ensuite multipliée par
le numérateur (chiffre du haut).
Il ne restera qu'à verser chacun des ingrédients
dans le verre gradué jusqu'à la hauteur
correspondante et de les transvaser les uns après
les autres dans le shaker ou le verre à mélange.
A noter : pour les personnes résolument réfractaires
aux mathématiques, fussent-elles simples et gourmandes,
le "nez" viendra au secours d'une arithmétique
défaillante. |
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Givrer
un verre |
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Certains cocktails demandent,
pour acquérir leur plénitude, à
être présentés dans un verre givré.
Givrer un verre consiste à recouvrir son bord
d'une pellicule de sucre ou de sel.
Pour givrer un verre au sucre blanc, il faut casser
un oeuf, recueillir le blanc et le verser dans une soucoupe.
Il suffit alors de tremper le bord du verre dans le
blanc d'oeuf, puis dans une autre soucoupe emplie de
sucre en poudre. Plus on enfonce le verre dans le sucre
en poudre et plus on le laisse longtemps, plus le givrage
sera important.
Pour que le givrage d'un verre offre une collerette
de couleur, à la place du blanc d'oeuf, on trempe
le bord du verre dans un sirop offrant la couleur souhaitée.
Puis on le plonge dans le sucre en poudre.
Enfin, pour givrer un verre au sel, ce qui est le cas
pour les cocktails du type Margarita et autres cocktails
à la tequila, on frotte le bord avec un quart
de citron, puis on passe le verre dans une soucoupe
de sel fin.
En procédant de la même manière,
on peut tout aussi bien givrer un verre au cacao, au
café ou à la noix de coco râpée.
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Sélectionner
ses produits |
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A moins de posséder une
place énorme et un bar de taille quasi professionnelle,
il est impensable de prétendre posséder
tous les alcools du monde. La quête serait fastidieuse
et d'un coût effrayant.
Il convient donc de sélectionner les produits
qui garniront le bar et de procéder à
ses achats avec un certain discernement.
Il existe deux manières principales de concevoir
un bar raisonnable. La première consiste à
acheter la gamme la plus large possible d'alcools et
de liqueurs en évitant tout ce qui peut faire
doublon. Dans cette hypothèse, il sera judicieux
de se pourvoir d'un whisky, d'un gin, d'une vodka, d'un
cognac, d'un Cointreau, d'un curaçao, d'un kirsch,
d'un alcool blanc de fruit, d'un rhum blanc, d'un rhum
brun, d'un sirop de sucre de canne et de quelques crèmes
de fruits. Inutile alors de posséder cinq sortes
de whisky, de vodka ou de rhum... l'éventail
est suffisamment large pour permettre la réalisation
de la plupart des cocktails.
La seconde approche du bar, assez peu coûteuse
consiste à opérer une sélection
dans son champs d'investigations en matière de
boissons et de se spécialiser pour un temps dans
un type de cocktails. A supposer que le choix se porte
sur le rhum, il faut alors s'équiper de tous
les genres de rhum possibles et devenir pour ses amis
"le roi du rhum"... avant de passer quelque
temps plus tard à un autre type d'alcool. |
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| Choisir
ses verres |
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Un service de verres classique
comprenant verres à eau, verres à vin
rouge, verres à vin blanc et flûtes à
champagne permet déjà de préparer
un certain nombre de cocktails.
Pour servir les long drinks, il est d'usage d'utiliser
des verres à bords hauts que l'on nomme généralement
verres à whisky, ou tumblers. Ils existent en
plusieurs contenances et la force du cocktail servi
et sa nature doivent guider le choix.
Tous les types de verres à pied : verres tulipes,
coupes, verres à sherry, verres à bordeaux,
verres à bourgogne se prêtent au service
des cocktails, la règle restant toujours de servir
les cocktails puissants dans des verres de faible contenance
et les breuvages les plus raffinés dans les verres
les plus fins et les plus élégants.
Les chopes, tasses de verre et verres à digestif
complètent agréablement la panoplie du
barman.
Il va de soi que, plus encore que le bon choix du verre,
l'usage de verres identiques pour le service d'un même
cocktail est primordial. |
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